Patrimoine bâti

Barrage de Guerlédan

Après la Première Guerre mondiale, tout comme les pâtes et papiers, les mines, l'automobile... l'hydroélectricité fait partie des secteurs en expansion. La volonté d'électrifier villes et campagnes ne fait pas l'unanimité auprès de tous les élus locaux, parfois peu convaincus de l'avenir de cette énergie hydroélectrique qu'on appelé "houille blanche". Un facteur géographique met pourtant d'accord les experts des Ponts et Chaussées chargés de rechercher les possibilités d'aménagement de chutes : la Bretagne, éloignée de grandes régions productrices d'électricité doit se doter de moyens de production locaux pour assurer ses besoins en énergie électrique.

En 1921, une demande est déposée pour obtenir la concession d'une chute à aménager sur le Canal de Nantes à Brest. Les travaux sont autorisés en 1923 et une société se constitue, l'Union hydroélectrique armoricaine. La première pierre est posée en 1924, mais, dès 1925, les travaux s'arrêtent à cause des difficultés techniques imprévues et de problèmes financiers. Le chantier redémarre en 1927, et le barrage et l'usine sont inaugurés le 12 octobre 1930. Le lac créé par la retenue a une superficie de 400 hectares, et une longueur de 12 kilomètres. Depuis le 11 septembre 2001, les visites n'était plus autorisées suite à la mise en place du plan Vigipirate renforcé.

A partir du 20 juin 2023, l'office de tourisme de Pontivy organise des visites guidées du barrage de Guerlédan. 

Ardoisières de Kériven et Bois de Caurel

L’âge d’or et l’épopée manufacturière de la "bleue" dans la vallée de Guerlédan a débuté à la fin du 17ème siècle et connu son apogée au 19ème siècle.
L’exploitation de l’ardoise à Caurel est marquée par le nombre important de sites d’excavations de toutes tailles. En effet, quiconque possédant un droit sur le bois, avait la possibilité d’ouvrir une carrière, ce qui a entraîné un gaspillage de la matière première favorisant le déclin de l’exploitation dans la seconde moitié du 19ème siècle. Parallèlement, la concurrence rendue possible par le développement des moyens de transports comme le canal en 1843 puis le train en 1902, accentue le phénomène. La mise en eau du lac de Guerlédan en 1930 avec le barrage hydroélectrique, noyant les principaux sites d’extractions, scellera définitivement l’histoire ardoisière de Guerlédan.
Aujourd’hui, les sentiers de balade se faufilant dans les bois de Kériven et de Caurel, sont un fil conducteur pour découvrir l'héritage culturel et manufacturier des anciens sites d’exploitations d'ardoises. Face aux trous béants des puits d'or bleu, c'est aussi une invitation à percevoir le travail quotidien et harassant que les gueules bleues enduraient.

Pavillon des Rohan - Gouarec

Cette maison en schiste et en granite, située au coin de la rue du Sénéchal, a été construite en 1634. Il s'agit d'un pavillon de chasse qu'utilisaient autrefois les Ducs de Rohan lorsqu'ils venaient s'adonner à leur loisir dans la forêt de Quénécan. Gouarec était en effet sous l'Ancien régime, le chef-lieu d'une châtellenie issue de la vicomté de Rohan, devenue duché de Rohan en 1603. Le duché de Rohan jouit à l'époque d'un droit de justice à Gouarec, il est donc possible que cette maison ait été le siège de cette juridiction. Cette maison est traditionnellement appelée "Le Pavillon des Rohan". Sa façade conserve les armes des Rohan et la date d'édification. Le patrimoine issu du Pays des Rohan est très riche dans la région de Gouarec et du lac de Guerlédan. 

Ses maisons à l'architecture caractéristique, presque médiévales, ne laissent pas indifférents les visiteurs. Si on retrouve une trace de l'existence de Gouarec dès le XIIe siècle, le nom du village a évolué. D'abord orthographié Gwareg, son nom pourrait évoquer en breton "arc", faisant référence à la rivière Blavet qui se courbe dans la commune ou en gallois "protecteur" en référence au château disparu des Rohan.

Château Le Cerf - Mûr-de-Bretagne

Le château date du 19ème siècle. C'est en 1815 que la famille le Cerf, originaire de Picardie, devient propriétaire de la seigneurie de Mûr. Le Cerf donnent deux maires à Mûr de Bretagne et influencent durablement la vie de la commune. Ils font réaliser de nombreux travaux dans les fermes de leur domaine, ouvrent des chemins et encouragent le développement des techniques agricoles. La famille Le Cerf s'étant éteinte, le château est devenu propriété de la commune.

Aujourd'hui, le château accueille des associations et ne se visite pas.

Château de Trégarantec - Mellionnec

L'actuel château de Trégarantec date de 1698 et est l'oeuvre de François René Jégou du Laz, conseiller au Parlement de Bretagne.

 Il était à l'origine composé de deux ailes disposées en équerre, mais l'aile qui longeait les jardins, peut être antérieure au corps principal, a été détruite au début du XXe siècle & reconstruite en 1970. Devant le logis se développe la cour d'honneur, divisée en deux parties par un muret. L'entrée est flanquée de chaque côté par deux pavillons. À gauche de la cour se succèdent différents bâtiments, communs, remises et écuries, dont certains sont très remaniés. À droite se trouve la chapelle, construite en 1755 puis transformée en sacristie en 1768. Une balustrade en granit et des piliers marquent l'entrée du jardin auquel on accède par un grand escalier à trois paliers. Éléments inscrits ou classés MH : logis ancien et chapelle, façades et toitures des autres bâtiments, cours et jardins en totalité, la fontaine et les deux allées d'accès.
Le jardin à la française, joyau du patrimoine, est entièrement clos de murs, et réparti en trois terrasses séparées par des murets. La première a conservé son orangerie, et la deuxième son puits. La ferme a été construite vers 1944-1945 .
Visites libres possible en juillet et en août, de 14h à 18h. Participation aux journées Parcs et jardins et Journées du patrimoine.

Loge Michel - Laniscat

Ou la maison des pauvres… L’abondance de schiste a conduit une certaine population à se construire des maisons peu onéreuses grâce aux matériaux disponibles localement.
La loge Michel date du XIXème siècle. À cette époque, les populations pauvres trouvent dans les ressources proches de quoi se construire un toit solide, une loj, petite cabane en breton. Ainsi, les murs constitués par la simple juxtaposition de grandes dalles placées verticalement, sous une couverture en ardoise abritent un mobilier paysan, à base de lit-clos et de coffres. Une personne, Rosalie, y habita jusque 1965.